| MALADIES ET SOINS VETERINAIRES |
| 1. SOINS ET MEDECINES ALTERNATIVE | |
| 2. LA PIROPLASMOSE |
1. Médecine vétérinaire alternative.
Sans mettre en cause la nécessité du recours à un vétérinaire, nous nous sommes intéressé à des approches différentes de la médecine vétérinaire traditionnelle. Dans certains cas, notre expérience nous a conduit à préférer des solutions alternatives. D'autres personnes ont aussi fait des expériences de médecines alternatives, n'hésitez pas à nous communiquer celles-ci.
OSTEOPATHIE - HOMEOPATHIE
Nous travaillons depuis plusieurs années avec le docteur Gilles DREYFUSS de la CLINIQUE VETERINAIRE DU PARC. Notre jument avait passablement de problémes de motricité et de déséquilibres. Les effets de l'osthéopathie ont été tout à fait perceptibles après plusieurs séances.
ADRESSE ET TELEPHONE SUR DEMANDE
Plus de détails sur l'ostéopathie
L'expérience de Sylvie (naturopathie appliquée à sa jument) nous semble intéressante)
Repris du site de l'Association Régionale Bourguignonne des Raids d'Endurance Équestre (A.R.B.R.E.)Qu’est-ce que la piroplasmose
La piroplasmose est une maladie qui ressemble beaucoup au paludisme de l'homme. Elle est transmise par les tiques (ces insectes en forme de petit sac qui sucent le sang des animaux) qui injectent aux chevaux le microbe responsable, la "Babesia". Ce parasite unicellulaire pénètre alors dans les globules rouges du sang des chevaux et les détruit. Toutefois, comme pour le paludisme chez l'homme, tous les chevaux contaminés par la piroplasmose ne sont pas forcément malades. Certains chevaux sont fortement atteints : ils auront de la fièvre, des urines très foncées, des oedèmes et peuvent parfois en mourir s'ils ne sont pas soignés à temps. D'autres, au contraire, manifesteront une forme atypique de la maladie. D'autres, enfin, ne seront pas malades du tout. Certains chevaux conservent donc fort longtemps les microbes de la piroplasmose dans leur sang. ils sont "malade chronique" s'ils ont quelques symptômes, comme une légère anémie, ou porteur sain", s'ils sont en pleine forme.
Comment s’attrape t-elle
La piroplasmose n'est pas contagieuse de cheval à cheval. Il faut obligatoirement qu'une tique véhicule le microbe d'un cheval à l'autre pour que la maladie se répande. Tout comme le SIDA, la piroplasmose peut aussi se transmettre par une seringue ou une aiguille contaminée auprès d'un cheval atteint. Par conséquent, pas plus que chez l'homme, il ne faut utiliser une même seringue ou une même aiguille pour faire des piqûres à plusieurs chevaux de suite. Il existe deux espèces différentes de Babésia qui provoquent la babésiose (un synonyme de piroplasmose). L'un (Babesia equi) est plus dangereux que l'autre (Babesia caballi). Toutes les tiques ne transmettent pas cette maladie. Seules certaines espèces de tiques bien précises (trois en France) peuvent servir de véhicule aux germes de la piroplasmose. Ce sont les femelles tiques qui mordent les chevaux (entre autres) pour y pondre leurs oeufs. Si le cheval mordu est porteur de la piroplasmose, la tique repart avec le germe de la maladie, sans trop en souffrir. Les Babesia vont alors se précipiter dans la salive de la tique de manière à pouvoir contaminer le prochain cheval que la tique mordra. En effet, la tique injecte sa salive pour fluidifier le sang du cheval qu'elle mord.
Symptomes
Tout comme pour le paludisme, les individus qui ont grandi et vivent dans une région infectée par la piroplasmose sont relativement immunisés alors que les chevaux qui vivent dans des régions non infectées sont beaucoup plus sensibles à la maladie. En schématisant, les chevaux qui vivent dans les zones touchées par la piroplasmose ont été contaminés depuis leur plus jeune âge et parviennent à bien se défendre. Ils n'ont que peu ou pas de symptômes et peuvent répandre la maladie (sous une forme chronique) sans trop en souffrir eux mêmes. A l'opposé, le cheval subitement transféré d'une zone indemne vers une zone contaminée peut développer une forme aiguë de la maladie avec fièvre, anémie (destruction des globules rouges), jaunisse, etc. Ces formes aiguës sont parfois mortelles si elles ne sont pas soignées à temps. Quand il en réchappe, le cheval peut, après sa guérison, rester porteur chronique du parasite (surtout le Babesia equi) pendant plusieurs années et parfois récidiver en développant à nouveau une forme aiguë, à la suite d'un stress, en particulier, Entre ces deux formes extrêmes, il existe bien sûr tous les intermédiaires et les formes atypiques de la piroplasmose sont légion.
TraitementReprenons nos deux cas extrêmes : pour les chevaux qui font une piroplasmose
aiguë en arrivant dans une zone contaminée, le problème est simple : ils sont infectés
d'une foule de Babesia parce qu'ils ne disposent pas des anticorps suffisants pour
lutter seuls contre la maladie. Il faut donc leur donner un médicament qui tue les
Babesia. On en connaît un pour la plus rare des deux espèces de Babesia (caballi),
mais pas pour l'autre (B. equi). De plus, pour être efficace, ce médicament doit
être donné à une dose proche de la dose toxique. Il est donc préférable de donner
aux chevaux récemment arrivés en zone de piroplasmose un traitement préventif, un
peu comme on donne de la Nivaquine aux hommes blancs qui se rendent dans un pays
touché par le paludisme. Le problème est différent pour l'autre cas extrême : celui
du cheval élevé en zone contaminée. Son sang contient un fort taux d'anticorps anti-piroplasmose
et peu ou pas de Babesia. Il se porte comme un charme et son seul problème est son
taux d'anticorps (protecteur) qui lui interdit l'entrée des Etats-Unis. On peut,
bien sûr, tenter de faire diminuer ce taux d'anticorps en tuant les rares parasites
par un traitement musclé. Toutefois, ce traitement est long et il fatigue le cheval,
ce qui est évidemment un problème à la veille de course. De plus il n'est pas dit
que la suppression des Babesia suffise à faire baisser suffisamment le taux d'anticorps
pour permettre au cheval de passer la frontière américaine...
En ce qui concerne l'éradication totale de la maladie, elle n'est ni possible, ni
souhaitable en France pour l'instant. En effet, il n'existe pas encore de vaccin
contre les piroplasmes. Il est illusoire de penser détruire toutes les tiques vectrices,
même si on peut lutter contre elles. En outre, la persistance d'un faible taux d'infection
par le piroplasme permet aux chevaux français d'entretenir un état d'immunité qui
fait en quelque sorte office de vaccination.
Séropositivité à la piroplasmode
Il existe deux moyens de rechercher la piroplasmose chez un cheval. On peut tout
d'abord essayer de voir directement le parasite au microscope, dans une goutte de
sang. Cette technique est, hélas, fort peu efficace car les Babesia, bien que présentes,
restent souvent invisibles. Elle n'est, par exemple, d'aucun secours pour les chevaux
porteurs sains ou chroniques...
C'est pourquoi les vétérinaires recourent, le plus souvent, à une autre technique.
Ils recherchent non plus le microbe dans le sang, mais les anticorps que le cheval
a développés pour lutter contre le microbe. Un cheval positif à la piroplasmose
est donc un cheval qui possède des anticorps contre la piroplasme. Cette méthode
indirecte présente toutefois de nombreux inconvénients. Tout d'abord, le cheval
a besoin d'une semaine pour fabriquer des anticorps lorsqu'il est contaminé par
la piroplasmose. Ensuite, un cheval peut conserver dans son sang des anticorps alors
que le parasite a déjà totalement disparu de son organisme. Un cheval "positif à
la piro" signifie donc seulement que le cheval a rencontré plus ou moins récemment
des Babesia. Peut-être est-il encore porteur du germe, mais peut-être aussi est-il
totalement guéri. Il existe, en outre, plusieurs méthodes de dosage des anticorps
de qualité inégale. Enfin, le taux des anticorps détectés est également sujet à
discussion pour estimer l'importance et l'ancienneté de la contamination. On comprend
donc que ce test soit peu fiable d'un point de vue sanitaire et soulève des polémiques
Traitement que votre vétérinaire mettra sans doute en place
Malgré les produits, il arrive que l'on ne puisse venir à bout de tous les piroplasmes.
On ne fait que blanchir le cheval qui reste porteur sain.
Il peut arriver que l'infestation se traite lentement par elle-même et que la sérologie
devienne négative au bout de quelques mois.
2 injections à 3 jours d'intervalle de Lomidine ND ou Bérenil ND ou Carbésia ND
2 cc/100 kg renouvelé 24 heures après pour Babesia equi en I.M. profonde et en 2
points au niveau de l'encolure
Les doses massives utilisées : 4 injections de 4 cc/100 kg à 72 heures d'intervalle
pour Babesia equi posent le problème des effets secondaires.
Il est souhaitable de soutenir le cheval affaibli par une perfusion incluant des
diuritiques légers (serum glucosé), des tonicardiaques, des protecteurs de la cellule
hépatique voire même une transfusion sanguine si l'anémie est très importante.
L'administration d'une dose de phosphorus15 CH le plus tôt possible et china 5 CH
- Ferrum phosphoricum 5 CH seront administrés à raison de 10 granules de chaque
par jour pendant 8 jours.
La phytothérapie est d'un grand secours pour le drainage en soutenant foie et reins
chargés de l'élimination des toxines ainsi que pour la normalisation de la formule
sanguine.