RETOUR.jpg (4673 octets)        AUTOUR DU CHEVAL

Le cheval a la perception comme il a la sensation, la comparaison et le souvenir.
Il a donc le jugement et la m�moire.Il a donc l'intelligence.
 

Fran�ois BAUCHER
 

MYTHOLOGIE GRECQUE

LEGENDES

CHEVALERIE

 

MYTHOLOGIE GRECQUE

Centaures (mythologie), dans la mythologie grecque, race d'�tres monstrueux, � moiti� hommes, � moiti� chevaux, qui, croyait-on, habitaient les r�gions montagneuses de Thessalie et d'Arcadie. Ils seraient n�s de l'union d'Ixion et d'H�ra. On les repr�sentait habituellement sous l'aspect d'�tres humains de la t�te jusqu'� la ceinture, tandis que la partie inf�rieure du corps �tait celle d'un cheval. Les Centaures �taient caract�ris�s par leur sauvagerie et leur violence!; on les disait adonn�s � l'ivresse et � la luxure, et souvent on les repr�sentait dans le cort�ge des adorateurs de Dionysos, le dieu du Vin. Les Centaures furent chass�s de Thessalie pour avoir tent�, dans une fr�n�sie d'ivresse, d'enlever l'�pouse de Pirithoos, roi des Lapithes, lors m�me du festin de mariage. La bataille entre les Centaures et les Lapithes a fourni � la sculpture un tr�s beau sujet, symbolisant la lutte entre la sauvagerie et la civilisation. Il existait pourtant deux notables exceptions parmi ces cr�atures bestiales : c'�taient les Centaures Pholos, ami d'Heracl�s, et surtout Chiron, c�l�bre pour sa bont�, son savoir et sa sagesse. Il fit l'�ducation de plusieurs h�ros grecs, parmi lesquels Achille et Jason.

P�gase (mythologie), dans la mythologie grecque, cheval ail�, fils de Pos�idon, dieu de la Mer, et de la Gorgone M�duse. P�gase sortit du cou de M�duse, ou est n� de son sang, lorsqu'elle fut tu�e par le h�ros Pers�e. Peu apr�s sa naissance, il frappa le sol du mont H�likon et fit surgir une source. Elle devint sacr�e pour les Muses et une source d'inspiration po�tique. Cr�ature impossible � capturer, Bell�rophon, prince de Corinthe, suivit les conseils d'un devin afin de dompter le cheval P�gase : il passa une nuit dans le temple de la d�esse Ath�na. Pendant qu'il dormait, la d�esse lui apparut avec une bride en or et lui dit qu'elle lui permettrait d'attraper P�gase. Quand il se r�veilla, Bell�rophon trouva la bride en or et put ainsi capturer et dompter le cheval ail�. P�gase se r�v�la ensuite d'un grand secours pour Bell�rophon, lorsqu'il affronta les Amazones et la Chim�re. Mais Bell�rophon fut perdu par son propre orgueil : alors qu'il cherchait � s'envoler vers l'Olympe pour se joindre aux dieux, le cheval le jeta � terre, laissant Bell�rophon errer comme un malheureux et ha� par les dieux. P�gase trouva refuge dans les stalles olympiennes et fut charg� par Zeus de lui apporter sa foudre et ses �clairs.

Les Gorgones Sth�no et Euryal� �taient immortelles, seule M�duse �tait mortelle. Le h�ros Pers�e se porta volontaire pour tuer M�duse et ramener sa t�te. Aid� par Herm�s et Ath�na, Pers�e coupa la t�te de M�duse. De son sang surgit le cheval ail� P�gase, fils qu'elle avait eu avec Pos�idon. Pers�e offrit � Ath�na la t�te de M�duse, qu'elle fixa alors sur son bouclier

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LEGENDES

Licorne, animal fabuleux, d'un blanc �clatant, ayant la t�te et les jambes d'un cheval et une longue corne au milieu du front. Symbole de la saintet� et de la chastet�, la licorne est pr�sente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen �ge (la Dame � la Licorne, fin du XVe si�cle, mus�e de Cluny). Elle est tr�s fr�quente dans les armoiries h�raldiques.

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CHEVALERIE

Chevalerie, ordre des chevaliers et, en particulier, le code de conduite chevaleresque du soldat mont�, ou chevalier, en vigueur au Moyen �ge. D'origines diverses, ce code de conduite s'unifia au XIIe si�cle, rayonna au XIIIe si�cle, d�clina aux XIVe et XVe si�cles et connut un certain regain dans l'id�e du gentilhomme de la Renaissance au XVIe si�cle.

Origines de la chevalerie

Les guerriers germaniques qui envahirent l'Europe au d�but du Moyen �ge se battaient � pied, mais entre 700 et l'an 1000 des forces de cavalerie furent cr��es pour lutter contre les invasions des Sarrasins, des Vikings et des Magyars. Au XIe si�cle, l'aristocratie des pays situ�s entre la Loire et le Rhin adopta g�n�ralement le d�placement � cheval et la tactique de combat qui en d�coulait en m�me temps que le fief et la vassalit�, ou f�odalit�. Au XIIe si�cle, donc, le terme fran�ais de "!chevalier!" (ou "!cavalier!") prit une connotation honorifique, et le mot anglais knight (d�riv� du mot anglo-saxon cnight, signifiant "!serviteur!") �volua dans le m�me sens. L'�thique et les id�aux de la chevalerie acquirent une mystique qui m�lait les qualit�s aristocratiques, les vertus chr�tiennes et l'amour courtois. Le parfait chevalier devait �tre un homme preux, loyal et g�n�reux � l'image des h�ros de la po�sie �pique. Aux yeux de l'�glise, il devait mettre son �p�e au service du pauvre et du n�cessiteux, et il lui incombait de prendre part aux croisades en Terre sainte. L'id�e qu'un chevalier devait servir une noble dame (souvent promise ou mari�e � un autre) qu'il aimait passionn�ment, mais sans espoir, vint de la partie occitane de la France. Les romans fran�ais et les chansons de geste d�clam�es par les troubadours et les trouv�res refl�tent cette �thique chevaleresque.

La formation d'un chevalier

La chevalerie atteignit son apog�e au XIIIe si�cle, elle se r�pandit dans toute l'Europe jusqu'en Terre sainte et devint une figure famili�re de la litt�rature populaire. Comme n'importe quelle autre profession, celle de chevalier passait par un apprentissage. Vers l'�ge de sept ans, le gar�on �tait envoy� vivre dans l'entourage d'un chevalier!; il lui servait de page jusqu'�, grosso modo, la pubert�, alors il devenait �cuyer et accompagnait son ma�tre au combat tout en apprenant l'art militaire. Au XIIe si�cle, il �tait chevalier lorsque sa ma�trise des armes �tait reconnue par un autre chevalier, qui lui donnait un rude coup de poing ou du plat de l'�p�e et l'appelait "!sire chevalier!". Au XIIIe si�cle, le titre de chevalier �tait attribu� au cours d'un c�r�monial fastueux. L'�glise demandait � l'�cuyer de d�dier son armure sur un autel, de veiller sur elle toute la nuit en priant et en je�nant, et de prendre un bain rituel avant de la rev�tir. Il devait alors se pr�senter pour �tre adoub� (investi du droit de porter les armes) par un grand prince, apr�s quoi se d�roulaient un tournoi et un festin.

Les tournois, qui au XIIe si�cle �taient des imitations de batailles o� l'on versait le sang, �taient devenus au XIIIe si�cle des joutes soigneusement pr�par�es, souvent m�me avec des armes mouch�es, et avaient lieu devant un parterre de nobles dames, dont les faveurs �taient recherch�es par leurs champions. �tant donn� que le nouveau chevalier devait non seulement acqu�rir sa propre armure et son cheval de guerre mais �galement payer cette c�r�monie co�teuse, de moins en moins nombreux furent ceux qui souhait�rent le devenir. Les troupes de cavalerie ne furent bient�t plus compos�es que d'hommes d'armes professionnels qui n'�taient pas chevaliers, et les propri�taires fonciers se satisfirent de porter des armes d'�cuyers.

Transmission des id�aux chevaleresques

� la fin du Moyen �ge, la chevalerie devint de plus en plus aristocratique et exclusive. Au XIVe si�cle furent cr��s des ordres de chevalerie tels l'ordre de l'�toile en France, de la Jarreti�re en Angleterre et de la Toison d'or en Bourgogne. Le titre de chevalier, comme celui de baron, comte ou duc, devint h�r�ditaire, ce qui limita le nombre de ceux qui pouvaient y pr�tendre. Cependant, ces quelques privil�gi�s �tant des gens puissants et influents, les principes et les id�aux de la chevalerie continu�rent toutefois � exercer un vif attrait. La Vita nuova ("!La nouvelle vie!", v. 1293), de Dante, montre comment les id�es de l'amour courtois �taient reprises par les bourgeois patriciens de Florence!; dans le Courtisan (1528), de Baldassare Castiglione, c'est l'adoption de nombreux id�aux chevaleresques par l'honn�te homme de la Renaissance qui est mis en �vidence. La traduction par William Caxton du Livre de la chevalerie �crit par Raymond Lulle au XIIIe si�cle t�moigne de la popularit� dont elle jouissait encore � la fin du XVe si�cle.

Au XVIe si�cle, lorsque l'�crivain espagnol Cervant�s se moquait du chevalier errant dans son roman Don Quichotte (1605, 1615), la chevalerie �tait d�j� sur le d�clin!; elle connut bri�vement une seconde vie au XIXe si�cle avec le mouvement romantique, exalt� par sir Walter Scott et Alexandre Dumas p�re. Le titre de chevalier continue d'�tre conf�r� par certains souverains europ�ens.

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