![]() | Les écoles de cavaleries |
SAUMUR
En 1663, 300 cavaliers du "Royal Carabinier de
Monsieur" avaient traversé le pont sur la Loire, pour tenir garnison
à Saumur.
Constituée en 1771, l'École d'équitation de Saumur
devait accueillir les meilleurs élèves des régiments du Roi.
Supprimée la première fois en 1778, puis réorganisée
en 1815, c'est grâce au maréchal Soult, que Saumur acquiert son caractère
d'École d'Instruction des troupes à cheval.
Chaque régiment devait envoyer à Saumur deux lieutenants et deux
sous-officiers, afin de former des instructeurs pour tous les corps de la
cavalerie.
L'École de Cavalerie avait pour mission de former des
instructeurs pour instruire les élèves sortant de St-Cyr.
En l'honneur de la visite à Saumur de la Duchesse de
Berry, en 1828, le premier carrousel fut donné.
De nombreux écuyers ont enseigné à Saumur, comme :· Mr
Cordier
· le Comte d’Aure de 1847 à 1854
· le Général l’Hotte de 1875 à 1880
· le colonel Wattel (considéré comme le meilleur écuyer du siècle)
· le colonel Lesage
· le colonel Danloux de 1929 à 1934.
L'ensemble des officiers et sous-officiers de Saumur,
depuis 1814, est appelé "cadre noir", nom tiré de la tenue
vestimentaire noire avec galons et attributs d'or.
En uniforme de gala, écuyers et maîtres portent un bicorne de feutre appelé
"lampion".
Les écuyers ont une cravache noire à trois viroles d'or, les chevaux sont
nattés d'amarante et portent un tapis de selle à galons d'or, une selle en
daim blanc et étriers dorés.
La bride est en cuir verni noir à boucles dorées, le montant et la rêne de
filet étant amarante.
L'écuyer en chef a une selle de velours amarante et des rênes de filets
dorées.
En 1830, l'École s'agrandit avec la construction de la
carrière Iéna, du manège Kellermann et d'une infirmerie-hôpital.
En 1850, sous l'enseignement du comte d'Aure, ont lieu,
les premières courses militaires dans les prairies des environs.
Un parcours d'obstacles fixes est alors construit au Chemin-vert, et, tous les
élèves doivent effectuer le parcours.
Le service vétérinaire se développe et restera installé à l'École jusqu'en
1940.
En 1860, il y eut deux faits importants pour l'École :
· la création du Corps des Cavaliers de Manège
· une réorganisation de l'instruction, qui comprend 5 divisions :
1. les lieutenants élèves instructeur
2. les sous-lieutenants sortis de St-Cyr
3. les sous officiers élèves instructeurs
4. les brigadiers élèves instructeurs
5. les cavaliers engagés volontaires voulant faire carrière dans la cavalerie.
En 1866, Paris eut l'honneur d'applaudir pour la première
fois le "Cadre Noir".
En 1870, l'École fut dispersée par la guerre et
réorganisée en 1872 sous le nom d'École d'Application de la Cavalerie et
jusqu'en 1939 Saumur comptera 3 sections :
1. l'instruction militaire
2. l'enseignement général
3. l'enseignement de l'équitation appelé : Manège ou Cadre Noir.
Jusqu'en 1914, Saumur comptera environ 800 chevaux car l'École
est dispersée par la mobilisation et après l'Armistice, elle rouvre ses
portes.
Dès 1922, sous la direction du commandant Wattel, Saumur
présente la reprise des écuyers et la reprise des sauteurs en liberté.
En 1925, le chiffre de possession de chevaux de l'École
est faramineux : 1250.
En 1939, mobilisation de nouveau, qui vide l'école, mais
celle-ci continue jusqu'à l'occupation et s'en va à Tarbes et dès le
printemps 1945, une École d'Application de l'Arme Blindée et de la Cavalerie
se réinstalle à Saumur, et le colonel Margot rétablit le cadre Noir.
En 1972, lors du soirée de gala en l'honneur de la reine Élisabeth
II d'Angleterre, un décret crée l'École nationale d'équitation.
En 1984, le Cadre Noir quitte définitivement les
installations de l'École d'application de l'armée blindée et de la cavalerie
pour s'installer sur le domaine de Terrefort d'une superficie de 300 hectares.
La reprise des sauteurs en liberté, rappelle l'héritage
de l'École de Versailles et elle conserve 3 airs relevés :
1. la courbette
2. la croupade
3. la cabriole : le cheval s'élève, les postérieurs tendus en arrière
La reprise de manège, quant à elle, est une véritable
chorégraphie.